USA 2025 : Les USA a basculé – Enquête choc sur l’instauration d’une « dictature légale »
On s’en souviendra longtemps de ce mois de décembre 2025. C’est le moment précis où les États-Unis ont cessé d’être ce vieux paquebot institutionnel, lent mais stable, pour devenir quelque chose de radicalement différent. Depuis l’investiture du 20 janvier, le retour de Donald Trump n’a pas juste été une alternance ; ça a été un séisme. Oubliez les débats théoriques sur la « démocratie illibérale », là on est dans le dur. En moins d’un an, on a assisté à un démantèlement en règle des garde-fous. L’administration ne se cache même plus : purge des fonctionnaires, justice transformée en arme de poing, médias mis au pas... C’est brutal. L’autocratie, ce n’est plus un mot qu’on lance en l’air dans les dîners en ville, c’est la réalité du terrain, orchestrée avec une efficacité redoutable par les architectes du « Projet 2025 ».
Le grand ménage : L’État profond à la casse
Le cœur du réacteur, c’est cette obsession de briser le « Deep State ». Et ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. L’arme fatale ? L’Annexe F, ou « Schedule F ». C’est un truc technique en apparence, mais dévastateur dans les faits. L’idée est simple : le Président a tous les droits, point barre. Ils ont ressorti une lecture maximaliste de la Constitution pour dire que les protections des fonctionnaires, ces vieux acquis des années 70, c’était de l’histoire ancienne. Le message est clair : « La loyauté ou la porte ».
Et ça a saigné. On ne parle pas de virer deux ou trois directeurs. On parle d’une razzia qui touche jusqu’à 50 000 postes. Des statisticiens, des informaticiens, des assistants... dès que tu touches de près ou de loin à une décision politique, tu es sur la sellette. Tu passes du statut de fonctionnaire protégé à celui de siège éjectable. Les syndicats ont hurlé au retour du « système des dépouilles » du XIXe siècle, mais la machine est lancée. Le résultat ? Un silence de mort dans les couloirs. Plus personne n’ose contredire la ligne officielle, surtout pas sur le climat ou la santé. C’est la paralysie par la peur.
Dans la même veine, regardez ce qui arrive au Ministère de l’Éducation. Ils ne pouvaient pas le fermer légalement du jour au lendemain, alors ils l’ont vidé de sa substance. Linda McMahon a signé des papiers pour refiler les programmes clés à d’autres ministères et, pouf, la moitié du personnel a disparu en décembre. Départs forcés, démissions... C’est une coquille vide. Elizabeth Warren a beau crier à l’illégalité, le fait accompli est là. Et pour couronner le tout, Trump a carrément ordonné la fermeture physique des agences fédérales autour de Noël. Pas pour faire un cadeau, mais pour montrer qui est le patron : l’État ne tourne que si je le décide.
Quand la Grande Muette ne l’est plus : l’armée dans la rue
C’est là que ça devient vraiment inquiétant. Voir des uniformes militaires pour faire la police dans les villes américaines, ça choque. L’administration a piétiné la tradition du Posse Comitatus pour envoyer la Garde Nationale jouer les shérifs à Chicago ou Portland, contre l’avis des gouverneurs locaux. Prenez le bras de fer avec J.B. Pritzker dans l’Illinois : c’était digne d’un film. Le gouverneur dit non, la Maison Blanche dit « on vient quand même ».
Il a fallu que la Cour Suprême s’en mêle le 23 décembre pour stopper l’hémorragie, mais c’était moins une, vraiment. Et encore, lisez bien les petites lignes : trois juges conservateurs (Alito, Thomas, Gorsuch) étaient prêts à laisser faire. Ça en dit long sur la fragilité du système. Pendant ce temps, on assiste à des scènes hallucinantes de déportations massives. Ils ont déterré une loi de 1798 sur les « Ennemis Étrangers » pour justifier des rafles sans procès. On parle de camps de détention et d’un budget qui explose tous les compteurs. L’ambiance est lourde, irrespirable pour beaucoup.
La Justice en mode vendetta
Si l’armée montre les muscles, la Justice, elle, règle les comptes. Depuis que Kash Patel a pris les rênes du FBI, c’est « Règlement de comptes à O.K. Corral ». Le mec a carrément fermé le QG Hoover pour disperser les troupes et casser la « culture de Washington ». Il a viré ceux qui avaient enquêté sur Trump, point. C’est du brutal.
Le Ministère de la Justice, piloté par Pam Bondi, ne fait pas dans la dentelle non plus. On a l’impression d’un système à deux vitesses totalement assumé. D’un côté, on harcèle les ennemis : Biden, Comey, Letitia James... tout y passe. De l’autre, on distribue les jokers « Sortie de Prison » aux copains. Les émeutiers du 6 janvier ? Graciés avec des excuses. Le patron de Binance ? Gracié aussi, parce qu’il ne faut pas fâcher la crypto. Le message est limpide : soutenez le chef, et la loi ne s’appliquera pas à vous.
Le racket médiatique
C’est peut-être l’aspect le plus vicieux. On ne se contente plus de crier « Fake News ». On tape au portefeuille. C’est du chantage pur et simple. Regardez l’affaire des bibliothèques présidentielles. CBS et ABC ont lâché des millions (16 et 15 millions respectivement) pour la future bibliothèque Trump afin d’arrêter des poursuites en diffamation. Comme par hasard, ça s’est fait pile au moment où ils avaient besoin du feu vert du gouvernement pour des fusions. Brendan Carr à la FCC joue les pères Fouettard, menaçant de retirer les licences des chaînes « déloyales ». Résultat ? Les médias s’autocensurent. On lisse les reportages, on évite les vagues, parce qu’on a peur de couler.
L’Amérique seule contre tous (ou presque)
À l’international, c’est le repli total. La nouvelle stratégie de sécurité, c’est « America First » sous stéroïdes. On ne parle plus de défendre la démocratie, on fait du deal avec les dictateurs. Poutine, Xi Jinping ? On discute. Par contre, l’immigration est devenue l’ennemi numéro un, présentée comme une menace civilisationnelle.
Économiquement, c’est la foire aux tarifs douaniers. Ça tire dans tous les sens, et c’est le consommateur américain qui paie l’addition à la caisse. L’inflation gratte, le chômage remonte, mais la Maison Blanche s’en lave les mains en blâmant l’équipe précédente. Et pour faire diversion ? Un petit coup de pression militaire sur le Venezuela avec un blocus naval. Classique, mais dangereux.
Le bilan des courses
Franchement, quand on regarde décembre 2025 dans le rétroviseur, on a du mal à reconnaître la démocratie américaine. Ce n’est plus de la spéculation, les faits sont là. Bureaucratie muselée, justice politisée, médias rackettés... L’exécutif a tout verrouillé. La Cour Suprême a posé une limite in extremis sur l’armée, mais pour combien de temps ? L’hégémonie est quasi totale. Et vous qu’en pensez-vous ?
Par , publié le mercredi 24 décembre 2025
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